Découvrez devenir soigneur animalier. Vous êtes passionné par les animaux domestiques, mais aussi par les animaux sauvages ? Vous rêvez de travailler à proximité des singes, des fauves et des grands herbivores, comme les éléphants et les girafes ?

Alors peut-être que le métier de soigneur animalier – dans un parc animalier, un refuge ou un centre de soins – est fait pour vous.

Cet article vous présente comment devenir soigneur animalier et travailler avec les animaux sauvages. Nous vous souhaitons bonne lecture.

Qu’est ce-que le métier de soigneur animalier ?

Le soigneur animalier – au féminin la soigneuse animalière – est un ouvrier ou un technicien qui s’occupe des soins quotidiens aux animaux, dans un zoo ou un élevage.

Il travaille généralement dans un parc animalier, un centre de soins, un refuge ou parfois même dans un laboratoire. Le soigneur animalier fait partie d’une équipe et reçoit ses consignes d’un chef animalier ou directement du directeur de l’établissement.

Le nom de ce métier porte parfois à confusion. Et il ne faut pas confondre un soigneur animalier avec un vétérinaire ou un auxiliaire de santé animale. En effet, le soigneur animalier soigne rarement les animaux. Il n’est pas autorisé à pratiquer des actes vétérinaires ou à prescrire des traitements.

Vous l’aurez compris, le soigneur animalier se consacre surtout aux animaux qui sont en bonne santé. Ainsi en Suisse et en Belgique, on parle plutôt de gardien de zoo ou de gardien d’animaux pour désigner cette profession.

Soigneur animalier dans un Zoo

Lorsque l’on parle de travailler en tant que soigneur animalier, on pense souvent à exercer dans un parc animalier, comme un zoo ou une ferme pédagogique. C’est dans ces établissements que l’attrait pour la profession est le plus fort.

Chaque année, les parcs animaliers reçoivent des centaines de demandes d’emploi. Notamment depuis que des reportages et des émissions télévisées ont placé le métier sous les projecteurs.

Malheureusement, le nombre des postes ouverts à l’embauche est comparativement faible. Et les recruteurs donnent la priorité aux soigneurs animaliers issus d’une école spécialisée et qui disposent déjà d’une expérience professionnelle de deux à trois années. Les débutants non diplômés sont particulièrement défavorisés.

devenir un soigneur animalier
Travailler avec des animaux sauvages n’est pas toujours sans risque

En parc animalier, le soigneur animalier effectue quotidiennement les tâches suivantes :

● Préparation des rations alimentaires
● Distribution des aliments aux animaux
● Vérification de l’état de santé des pensionnaires
● Nettoyage des cages, des enclos et des installations d’élevage

Le métier de soigneur animalier est donc particulièrement routinier. Mais depuis quelques années, les pratiques au sein des parcs animaliers évoluent.

Pour améliorer les conditions de captivité, les soigneurs animaliers s’occupent aussi de l’enrichissement. C’est-à-dire qu’ils placent dans les enclos des éléments qui permettent d’occuper les animaux. Ainsi, l’enrichissement du milieu permet de réduire le stress lié aux conditions de détention.

Une autre pratique qui vient améliorer le quotidien des animaux captifs est l’entraînement médical. Il s’agit d’habituer les animaux à se laisser ausculter par leurs soigneurs animaliers ou par un vétérinaire. Un animal bien entraîné peut alors recevoir des soins sans être capturé.

Ce qui évite la peur pour l’animal et améliore les conditions de sécurité pour le personnel. Car beaucoup d’animaux sauvages sont potentiellement dangereux et les accidents ne sont pas rares.

Enfin, les parcs animaliers sont des espaces de loisir qui reçoivent chaque année et à travers le monde des millions de visiteurs. Pour la satisfaction de leurs clients – mais aussi pour remplir leur mission éducative – les zoos mettent en place des ateliers pédagogiques.

C’est le cas par exemple des goûters commentés. Ces animations sont souvent confiées aux soigneurs animaliers. Si bien que l’on présente de plus en plus souvent ce métier comme soigneur animalier animateur.

Soigneur animalier dans un centre de soins

Des milliers d’animaux sauvages sont malheureusement victimes d’accident dans leur milieu naturel ou à proximité des habitations et des industries.

Lorsqu’ils sont trouvés par des passants ou bien par les agents de police, ces animaux blessés ou orphelins sont apportés à un centre de soins à la faune sauvage.

Dans un centre de soins pour animaux sauvages, le soigneur animalier est souvent un bénévole. En effet, le budget de la plupart des centres de soins ne permet pas de constituer des équipes entièrement constituées par des salariés.

Ainsi, les soigneurs animaliers bénévoles sont souvent mobilisés durant les week-ends et leurs autres moments de temps libre. Alors que les employés assurent l’entretien des animaux et des installations durant la semaine.

Le métier de soigneur animalier en centre de soins se rapproche un peu de celui d’auxiliaire de santé. Sous la conduite d’un vétérinaire ou du responsable du refuge, il s’occupe de donner des médicaments à des animaux malades ou affaiblis. Si vous cherchez à soigner des animaux sauvages – avant de les relâcher dans la nature – ce poste devrait vous plaire.

Soigneur animalier dans un refuge

Un refuge est un établissement qui reçoit des animaux dont personne ne souhaite assurer la garde. Ces animaux sont souvent trop vieux ou présentent des handicaps. Bien souvent, le refuge est l’unique alternative à leur euthanasie.

Contrairement aux parcs animaliers, les refuges ne pratiquent pas la reproduction pour la conservation des espèces rares. Les naissances sont rares et généralement accidentelles.

La plupart des animaux que l’on retrouve dans un refuge ont été abandonnés par leurs anciens propriétaires. Mais il existe aussi beaucoup de placements suite à des saisies par les forces de l’ordre.

En effet, les lois de protection animale évoluent vite et la détention d’animaux non domestiques est réglementée. Beaucoup de propriétaires d’animaux se retrouvent dans l’illégalité et leurs animaux peuvent leur être confisqués.

Comme pour les centres de soins, beaucoup de refuge dépendent du bénévolat pour poursuivre leurs activités. Si vous souhaitez devenir soigneur animalier dans un refuge, vous aurez des difficultés à trouver un emploi.

Par contre, la plupart des refuges sont ouverts aux bénévoles et permettent à un débutant de se former – pendant quelques mois – au métier de soigneur animalier.

Soigneur animalier dans un laboratoire

Peu d’animaux sauvages sont élevés dans les laboratoires. En France, il reste encore des animaleries universitaires qui gardent des singes. Ces animaux sont utilisés dans la recherche biomédicale. Plus rarement pour des études comportementales.

Peu de personnes sont attirées par le travail au sein d’un laboratoire de recherche. En effet, la plupart des animaux qui y sont gardés sont soumis à des essais de médicaments et sacrifiés pour la recherche scientifique.

Malgré tout, les laboratoires emploient des soigneurs animaliers pour s’occuper de leurs animaleries et aider les techniciens dans leurs expérimentations.

Les qualités d’un soigneur animalier

Travailler avec les animaux sauvages demande une bonne condition physique. Il faut être assez fort pour soulever et transporter des charges lourdes : sacs de nourriture, bottes de foin, brouettes chargées de fumier,…

Il faut aussi supporter le travail en extérieur tout au long de l’année, sous la pluie, sous la neige ou durant les périodes de forte chaleur.

soigneur animalier
un soigneur animalier doit identifier les signes de bien-être et ceux qui sont signes d’une mauvaise santé

Il faut être bon communiquant et respecter les consignes données par la hiérarchie. Les parcs animaliers sont soumis à un contrôle continu de l’État et d’associations professionnelles comme l’EAZA. Les procédures qui permettent de garantir la sécurité des personnes et le bien-être animal doivent être respectées scrupuleusement.

Le soigneur animalier est un exécutant. Mais il doit aussi faire remonter ses observations – par exemple, lorsqu’il doute de l’état de santé d’un animal – vers les responsables de l’établissement ou de son secteur. Enfin, le soigneur animalier peut proposer des améliorations techniques à sa hiérarchie. Il doit donc être précis et clair lorsqu’il s’exprime.

Enfin, le savoir être est important. Lorsqu’il travaille dans un établissement qui reçoit des visiteurs – comme un zoo – il doit savoir agir positivement avec les clients de l’établissement.

Il renseigne et informe les visiteurs. Il rappelle aussi les consignes de sécurité. En cas de comportement dangereux chez un visiteur, il prévient immédiatement le responsable de la sécurité au sein de l’établissement zoologique.

Les contraintes du métier

Être soigneur animalier n’est pas toujours facile. Et vous comprendrez – en lisant cet article – que ce métier s’adresse seulement à des personnes réellement passionnées par les animaux.

La première contrainte repose sur l’emploi du temps d’un soigneur animalier. Il doit s’adapter aux animaux dont il s’occupe, mais aussi aux périodes de fréquentation de l’établissement où il travaille.

Pour que les animaux reçoivent de bons soins, les parcs zoologiques et les autres élevages doivent maintenir – tous les jours de l’année – une équipe animalière dont l’effectif est suffisant. Un soigneur animalier est donc amené à travailler régulièrement durant le samedi et le dimanche. En règle générale, il travaille un week-end sur deux. Il est aussi mobilisé durant les vacances scolaires et les jours fériés.

Soumis à un rythme de travail contraignant, le métier de soigneur animalier est difficilement compatible avec une vie de famille. Ce qui explique que le turn-over dans cette profession est assez important. En conséquence, beaucoup de personnes quittent la profession avant cinq ans. Et il est rare de rencontrer des animaliers de quarante ans et plus.

devenir soigneur animalier
le métier de soigneur animalier impose un rythme peu compatible avec une vie de famille

Si vous souhaitez devenir soigneur animalier, songez déjà à votre future reconversion professionnelle. D’où l’intérêt de poursuivre des études avant d’intégrer une école de soigneur animalier.

Travailler comme soigneur animalier – et en règle générale dans un zoo, une ferme pédagogique ou tout autre élevage – n’est pas fortement rémunérateur. Le salaire débute généralement au minimum légal et n’évolue que lentement.

Dans certains pays, il existe un encadrement des règles professionnelles. En France, les soigneurs animaliers qui travaillent dans des zoos privés bénéficient d’une convention collective.

Enfin, un soigneur animalier s’attache immanquablement à certains animaux, plus qu’à d’autres. Lorsque ses animaux chouchous meurent de vieillesse ou qu’ils quittent l’établissement pour rejoindre un autre élevage ou un autre jardin zoologique, le soigneur animalier est confronté à des émotions difficiles à vivre. La sensibilité est indispensable dans ce métier, mais elle doit être maîtrisée.

Quelles sont les écoles de soigneur animalier ?

Le métier de soigneur animalier peut s’apprendre sur le tas. C’est-à-dire que l’on peut acquérir des connaissances par l’expérience, sans devoir passer par une école.

Pour travailler dans un zoo, il est utile de se former à l’élevage, mais aussi à l’animation. On devient plus rapidement opérationnel, ce qui explique que les recruteurs privilégient de plus en plus souvent les soigneurs animaliers certifiés.

Ainsi, il existe en Suisse, en Belgique et en France, de nombreuses écoles de soigneur animalier. Vous trouverez aussi aux États-Unis et au Canada des universités qui proposent des cursus spécialisés dans l’élevage des animaux sauvages.

Pour faciliter votre recherche d’un centre de formation, consultez l’annuaire des écoles belges et françaises qui préparent au métier de soigneur animalier :
https://formationsoigneuranimalier.fr/pages/les-formations-de-soigneur-animalier-en-france-et-belgique

Attention, toutes ces formations de soigneur animalier ne sont pas reconnues par l’État. En France, trois centres de formation délivrent un titre professionnel : MFR de Carquefou, CFPPA du Lot et CFPPA de Vendôme. Les autres formations ne sont pas certifiantes, mais elles apportent généralement un enseignement de qualité.

Il est possible de suivre une formation en ligne. C’est parfois l’unique possibilité lorsque l’on est employé. Mais sachez que ces cursus sont moins valorisants que les formations en présentiel. Toutefois, des cours en ligne comme ceux de Préparation soigneur animalier, permettent d’acquérir les notions fondamentales et de bien se préparer aux examens d’entrée dans une école.

Pour la Suisse, il existe plusieurs formations pour se préparer au métier de gardien de zoo. La formation francophone est dispensée par l’EPSIC, à Lausanne. Il s’agit d’un cursus qui se base sur l’apprentissage et qui dure pas moins de trois années. Pour en savoir davantage, consultez le site https://www.epsic.ch

Quelle que soit l’école choisie, il est préférable de s’y présenter après deux ou trois années d’études supérieures : bachelier, licence, BTSA. Car la concurrence est rude entre les candidats et les places sont souvent attribuées aux personnes les plus diplômées.

Pour résumer le métier

Après lecture de cet article vous comprenez que le métier de soigneur animalier s’adresse à de vrais passionnés de la faune sauvage. Mais qu’il réserve aussi des difficultés et des frustrations. Il faut donc s’informer convenablement sur cette profession. Et avant de se lancer dans une orientation ou une reconversion professionnelle, il convient de faire au moins un stage d’essai.

Nous espérons que cet article vous aura plu. Si vous souhaitez aider vos amis à mieux comprendre les missions du soigneur animalier – qu’il travaille dans un zoo ou dans un tout autre élevage – nous vous invitons à le partager dès maintenant sur les réseaux sociaux. Nous vous remercions pour votre lecture et nous vous souhaitons une bonne journée.