Les chiens sont entraînés depuis des années pour leurs remarquables capacités olfactives. Que ce soit pour identifier des variations glycémiques, des crises d’épilepsie, voire certains cancers, leur flair a déjà plus que fait ses preuves.

En pleine crise du coronavirus, le meilleur ami de l’homme pourrait une fois de plus nous être d’une grande aide.

Des tests dès début du mois de mai

Des essais vont être mis en place rapidement pour tester la capacité des chiens à détecter des traces du coronavirus. La première condition implique que le virus modifie l’odeur d’une personne, ce qui est déjà le cas avec de nombreuses maladies respiratoires. Les chiens ne sont communément pas entraînés pour détecter des virus.

Cependant, les chercheurs de l’université d’Auburn en Alabama ont déjà mis en évidence que nos amis à quatre pattes pouvaient identifier des maladies virales chez les bovins.

Comme le souligne le chef vétérinaire des pompiers de Paris pour BFMTV, cette étude a permis d’ouvrir la réflexion sur les capacités des chiens à renifler les virus chez l’homme. Les premiers essais vont commencer la semaine prochaine à l’école vétérinaire de Maison d’Alfort, en région parisienne, avec la collaboration de l’hôpital Bégin.

Comment vont se dérouler les tests ?

Afin de minimiser les risques pour les opérateurs, les premiers prélèvements présentés aux chiens seront faits à partir de sueur, car elle n’extrait pas le virus. Les prélèvements se feront à l’hôpital, et les essais à l’école vétérinaire. Les chiens se verront alors proposer plusieurs échantillons et seront récompensés quand ils en trouveront un contenant le virus.

Le but étant que les chiens se dirigent naturellement vers les échantillons positifs à la fin de l'entraînement. Pour des chiens habitués à ce genre d’exercices, cela devrait prendre environ une semaine avant que leur nez apprivoise complètement la nouvelle odeur.

Des études similaires sont actuellement mises en place dans le monde, notamment chez nos voisins les Anglais. Si les tests sont concluants, les chiens pourront alors être déployés dans les lieux publics, comme les aéroports, particulièrement à risques en matière de transmission.